Cancer et sophrologie

Cancer: quand la sophrologie rend les femmes plus fortes

ESTELLE FERRAGUT

La Journée mondiale de lutte contre le cancer se tiendra ce dimanche. À cette occasion, Sophro Actu a souhaité revenir sur le parcours de deux femmes qui ont choisi la sophrologie pour les aider dans leur parcours de guérison.

Renaître par la sophrologie

Commençons par un livre écrit par Agnès Defremery. Atteinte d’un cancer du cerveau, Agnès se replonge dans la sophrologie à la suite d’une opération délicate, pour laquelle son chirurgien lui laisse peu d’espoir de survie.

En ouvrant les yeux sur son lit d’hôpital, Agnès découvre qu’une nouvelle vie s’ouvre à elle, « une nouvelle chance », dit-elle.

C’est à ce moment qu’elle choisit de s’orienter vers une méthode, qu’elle connaît déjà fort bien : la sophrologie. Agnès l’avait, en effet, découverte dans les années 70, mais cette fois, c’est en tant que véritable outil qu’elle décide de s’en servir pour remonter la pente.

«  En sophrologie, on apprend à comprendre comment fonctionne son corps. L’imaginaire est important, tout comme la détente physique. La sophrologie c’est la suite du yoga, on travaille sur les émotions. Il faut savoir où on se situe dans le temps. Il faut savoir repartir dans le passé pour vivre le présent et aller vers l’avenir.  », explique-t-elle au journal l’Aisne Nouvelle.

Dans son livre intitulé Renaître par la sophrologie, Agnès Defremery raconte l’expérience de la maladie mais surtout de quelle manière la sophrologie l’a accompagnée durant tout son parcours de guérison.

Le combat d’une jeune mère contre le cancer

À seulement 33 ans, Adeline Demesy apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Son cancérologue ne lui donne que 6 mois à vivre. Pourtant, deux ans plus tard, la jeune femme est toujours debout, arborant un large sourire. C’est pour sa fille, qu’elle a souhaité se battre, et pour cette jeune maman, combattre la maladie est une question de mental« Pour moi, le mental, c’est 70% de la guérison », déclare-t-elle.

Pour se forger un mental d’acier, la jeune femme n’a pas hésité à faire appel à des techniques complémentaires à la médecine allopathique. Parmi ces méthodes, la sophrologie, une technique qui a lui donné les clés essentielles pour mieux vivre la maladie et tourner son mental vers les aspects positifs de sa vie. Adeline compte bien reprendre prochainement les séances, car pour elle, c’est en grande partie grâce à l’aide de cette méthode qu’elle est à présent si forte. La jeune femme envisgae désormais une reconversion professionnelle dans le domaine des médecines douces et pense notamment à devenir sophrologue. Aujourd’hui, Adeline l’affirme « Oui, je suis plus heureuse qu’avant la maladie ».

Elle aussi, a choisi de raconter son parcours dans un livre intitulé Tout simplement : le combat d’une jeune mère contre le cancer.

Aujourd’hui, si la sophrologie peut accompagner de nombreux malades du cancer, ce n’est pas un hasard. La méthode possède de nombreux bienfaits et est désormais reconnue comme soin oncologique de support (Plan cancer).

La sophrologie est, à ce jour, intégrée à de nombreux programmes d’aide aux malades comme ceux développés par la Ligue contre le cancer ou encore par de grandes marques comme La Roche-Posay. Cette dernière propose d’ailleurs depuis plusieurs mois des séances de sophrologie en ligne pour accompagner les femmes atteintes de cancer.

Enfin, quoi de plus encourageant que de voir fleurir en France des Centres ressources dans lesquelles la méthode est pleinement intégrée. Les malades du cancer peuvent ainsi bénéficier de séances de sophrologie en participant à des ateliers thématiques et des séances de groupe.

 
30/01/2018|A la UneCancer

Acouphènes et sophrologie

La sophrologie pour aider les patients acouphéniques

ESTELLE FERRAGUT

Les médecins ORL sont de plus en plus nombreux à recommander la sophrologie à leurs patients acouphéniques. C’est que la méthode apparaît être l’une des rares techniques efficaces pour contrer les symptômes de cette pathologie difficile à vivre au quotidien.

1 Français sur 4 souffre d’acouphènes en France. Si la cause de ces bruits parasites reste parfois difficile à identifier, il est désormais possible de mesurer leur intensité afin de proposer aux patients des solutions adaptées.

En l’absence de traitement efficace pour enrayer cette pathologie, la sophrologie reste l’une des techniques les plus préconisée pour réduire ses symptômes. Car, en plus de provoquer une véritable gêne auditive au quotidien, les acouphènes sont à l’origine de l’apparition de différents troubles associés tels que l’anxiété, les troubles du sommeil, ou encore la dépression.

La chaîne C8 a consacré une chronique complète sur ce mal qui touche de nombreux Français. Durant son reportage, on peut y voir la sophrologue Catherine Aliotta, également auteure du Manuel pratique Sophrologie et acouphènes, réaliser une séance adaptée à cette problématique.

 

01/05/2018|A la UneAcouphènesVidéos

Sommeil et sophrologie

Sommeil et sophrologie: comment bien dormir quand on est à deux ?

estelle ferragut

En 2017, les Français sont 50% à dormir accompagnés chaque nuit (enquête INSV/MGEN). Si pour la majorité, cette présence est synonyme de chaleur et de réconfort, pour ¼ d’entre eux dormir accompagné peut virer au cauchemar. Ronflements, mouvements, rythmes de sommeil différents, autant de facteurs qui peuvent véritablement nuire à la qualité du sommeil. A l’occasion de la 17e Journée du sommeil qui se tiendra vendredi, Sophro actu vous livre quelques conseils pour vous aider à passer de très bonnes nuits, ensemble.

Mais d’abord pourquoi est-il si important de bien dormir ?

Cette Journée du sommeil nous rappelle combien prendre soin de son sommeil, c’est préserver sa santé. Car dormir n’est pas seulement une source de détente et de plaisir, c’est surtout un besoin primaire dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Et les risques d’un manque de sommeil sont aujourd’hui avérés. Dormir moins de 6h par nuit de façon régulière augmente le risque de maladie cardiaque, d’AVC ou encore de développer un cancer comme le cancer colorectal. Dès la première nuit courte, on peut déjà mesurer une accélération du vieillissement de la peau, l’augmentation de l’émotivité et même une diminution de la masse cérébrale. Alors comment parvenir à dormir suffisamment lorsque l’on est gêné par la présence de l’autre ?

Respecter son rythme et le rythme des autres
 

Les spécialistes sont unanimes : pour bien dormir il faut déjà apprendre à respecter son propre rythme de sommeil. Selon eux, le meilleur moyen de parvenir à le connaître est simplement d’observer combien d’heures sont nécessaires pour récupérer durant les week-ends. L’idéal serait en effet de reproduire ces cycles durant la semaine.

Mais il faut aussi prendre en compte le rythme de son co-dormeur. Car celui ou celle qui partage son lit n’a pas forcément les mêmes besoins en la matière. C’est d’ailleurs pour cette raison que cette 17e Journée s’intitule « A chacun et à chaque âge son sommeil ». Si votre partenaire n’a besoin que de 6h par nuit contre 8h pour vous, il y a de fortes chances pour que votre sommeil soit perturbé régulièrement.

Pour vous y aider, l’Institut national du sommeil et de la vigilance a mis à votre disposition un test pour déterminer si vous êtes oui ou non chrono-compatibles.

Chouchouter ses sensations

Si le rythme de sommeil est une condition essentielle à des nuits réparatrices, les conditions de sommeil déterminent leur qualité.

La sophrologie est l’occasion de prendre en compte ses besoins en la matière. Elle permet notamment d’identifier les sensations qui favorisent son endormissement ou simplement d’apprendre à y prêter attention : douceur de la couverture, moelleux de l’oreiller, fraîcheur ou encore décontraction du corps.

L’occasion également de mettre le doigt sur ce que génèrent les stimuli gênants comme les ronflements ou les mouvements de son partenaire. Bien souvent ces facteurs augmentent le niveau de vigilance et le rythme cardiaque de celui qui cherche à s’endormir, ce qui est incompatible avec l’endormissement. Sans compter la survenue d’émotions désagréables comme l’anxiété, l’agacement ou la peur. La sophrologie est particulièrement recommandée pour apprendre à s’apaiser dans son lit lorsque le corps s’est mis en alerte.

Bien évidemment, tous les professionnels du sommeil s’accordent à dire qu’il est nécessaire d’échanger à ce sujet avec son partenaire pour tenter de trouver un point d’entente. Il ne peut s’agir que d’un simple problème de taille de lit ou, dans le cas du ronflement, de pathologies comme l’apnée du sommeil nécessitant une consultation médicale. N’hésitez pas dans ce cas à faire appel à votre médecin traitant pour parvenir à passer ensemble de très belles nuits.

04/10/2018|Sommeil