Ambulanciers et sophrologie

L'utilisation de la sophrologie par les ambulanciers

ESTELLE FERRAGUT

Le JT du CHU de Rouen a mis en lumière l’utilisation de la sophrologie durant les interventions de la SMUR. Le but de cette pratique : réduire le stress et soulager la douleur des patients.

Guillaume Dolpierre, ambulancier et sophrologue, utilise la sophrologie durant ses interventions pour apaiser la souffrance chez les patients. L’ambulancier y a notamment recours lors de la prise en charge de douleurs thoraciques lorsqu’elles sont très intenses, lors d’accidents de la voie public avec des blessés très stressés mais également lors d’accouchements à domicile. L’utilisation de la sophrologie durant ces interventions facilite les soins pour l’équipe médicale et soignante. Durant le reportage, les ambulanciers témoignent de l’utilité de cette méthode qui a su montré son efficacité à diverses reprises.

04/10/2018|DouleurVidéos

Douleurs et sophrologie

La sophrologie pour remplacer la morphine à l'hopital

ESTELLE FERRAGUT

De plus en plus d’hôpitaux font appel à des sophrologues pour soulager la douleur des patients. Car en plus d’apporter un réel soutient aux malades, la méthode soulage, au point de remplacer parfois la morphine.

Priorité de santé publique dans le dernier Plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur, la souffrance des patients est une thématique prise très au sérieux par le centre hospitalier de Dieppe. Pour soulager leur douleur, les professionnels n’hésitent pas à proposer des thérapies complémentaires à la médecine conventionnelle.

La sophrologie fait partie des méthodes présentées au sein de la structure de la douleur chronique. Elle permet aux patients d’accéder à une alternative lorsqu’ils souffrent notamment de lombalgie, de sciatique ou de fibromyalgie.

« Nous prenons en charge la douleur chronique, c’est-à-dire une douleur qui dure depuis plus de trois mois. C’est une prise en charge pluridisciplinaire. Il y a une consultation médicale, psychologique, par l’hypnose, la réflexologie, la sophrologie… Nous avons entre mille et 1 200 consultations médicales par an et deux mille consultations autres », expliquent les docteurs Franck Goy, urgentiste, et Patrick Rocatcher, pharmacien au grand public à l’occasion d’un forum d’information.

La sophrologie est également utilisée pour aider les patients en post-chimiothérapie et postopératoire. Le comité de lutte contre la douleur accompagne également les femmes enceintes pour les aider à diminuer l’anxiété et créer un climat serein lors de l’accouchement.

De nombreux autres hôpitaux ont intégré la sophrologie à leurs services pour améliorer la gestion de la douleur. Le CHRU de Tours a, par exemple, proposé la sophrologie pour remplacer la morphine, avec des résultats particulièrement probants : « On utilise de plus en plus des techniques comme la sophrologie, l’hypnose, l’acupuncture » précise Anne Philippe, médecin spécialiste de la douleur. « C’est l’avenir, de plus en plus de patients arrêtent la prise en charge médicamenteuse pour une prise en charge moins conventionnelle« .

Depuis 20 ans, Céline Borde souffre de la maladie de Crohn, une maladie qui provoque des rhumatismes inflammatoires sur l’ensemble du corps. Depuis 4 mois, elle fait de la sophrologie.  » Tout se passe au niveau de la tête. Avec la sophrologie on arrive à se libérer de choses. La douleur je l’aie mais je la gère plus facilement« .

15/02/2018|A la UneDouleur

Mal de dos et sophrologie

Plein le dos ? Quand la sophrologie fait du bien...

sophrologue aix en provence

Léa Gluszak, sophrologue et ostéopathe fait le point sur l’apport des techniques de sophro pour aller mieux.

C’est d’abord en ostéopathie que Léa a été diplômée, en 2008. Et c’est un de ses professeurs d’ostéopathie qui lui a suggéré de découvrir la sophro. C’était logique, « notamment pour le travail de relâchement du diaphragme. Une meilleure oxygénation du corps humain, c’est une meilleure santé. »

Pour la jeune thérapeute, si l’on parle souvent du mal de dos comme du mal du siècle, l’expression est un cliché. « Même si beaucoup de douleurs sont liées au stress, au manque de sommeil, notamment pour les dorsales, les cervicales et les lombaires. » 60% des douleurs auraient le stress pour origine.

Le relâchement, obtenue en utilisant les techniques de sophrologie, fait donc du bien. Il survient plutôt facilement. Avec un peu d’entraînement, on peut aussi remplacer une sensation douloureuse par une sensation agréable, « mais c’est un apprentissage » souligne Léa.

Quand les patients ne sont pas prêts, Léa intègre des techniques de sophro, tout en douceur, au cours de la séance d’ostéopathie. Il arrive aussi que certains corps, enfermés dans leurs tensions, ne soient pas « manipulables ». Là où les deux disciplines convergent également, c’est quand elles permettent aux personnes qui souffrent, au fur et à mesure des séances, de prendre conscience de son corps afin de mieux l’apprivoiser. « C’est une étape pour développer ce qu’on appelle le potentiel santé »a ajoute Léa.

Apprendre à se détendre donc, mais aussi avancer sur le chemin de l’autonomie pour que notre corps ne soit plus étranger, voilà qui est motivant pour soigner le dos. Et porter, chaque jour, un peu moins de poids.

Luc Biecq

04/05/2015|Douleur